21 novembre 2008

[Unilever] - Et maintenant Dijon !

“Avant j’étais dans la moutarde, maintenant je suis dans la merde”. Cette replique culte du film camping, ne fait plus rire aujourd’hui.

“C’est une page qui se tourne, un couvercle qui se referme”, écrit 20minutes.fr.

Le groupe Unilever, à qui appartiennent les marques Amora et Maille, a annoncé ce jeudi la fermeture de deux sites de production, dont l’usine historique de Dijon, d’ici au 31 décembre 2009.

Résultat de cette opération, la suppression de 296 emplois, selon les syndicats, 265 selon la direction.

Après s’être attaqué à Saint-Dizier, et à Miko, Unilever, s’attaque maintenant à Dijon. Une moutarde de Dijon, fabriquée dans un pays étranger, cela ne pose apparemment pas de problème (d’ailleurs, je pensais que l’appellation était protégé, si ce n’est le cas, ce serait une bonne idée !).

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20 juin 2008

[Miko] - Quelques nouvelles

Le calme est revenu après l’agitation qui secoué l’usine, ces derniers mois. Mais où en est on vraiment ?

171 salariés de l’usine Miko ont préféré partir d’eux mêmes (départ volontaire).

“La démarche a été massivement acceptée. Ca prouve que les salariés sont satisfaits du dispositif, qu’ils s’y sentent à l’aise”, s’est réjouie la direction.

Il reste environ 40 salariés qui n’ont pas encore de solutions, et à qui ont été proposés des postes dans les usines Unilever du Bas-Rhin et de Meurthe-et-Moselle.

“La direction a rencontré ces personnes individuellement. Elle leur a dit qu’elles avaient deux solutions: soit le licenciement, soit le temps partagé”, a raconté Bruno Thys, délégué syndical FO.

“Les gens étaient sous le choc. Ils étaient mal sur les lignes de production. Des femmes pleuraient”, a-t-il poursuivi.

Pour autant, on sait que Miko a dégagé 22 millions d’euros de bénéfice en 2006, dont environ 10 millions issus de la vente d’une filière surgelée, et 11,5 millions d’euros en 2007, soit 2,5 millions liés à la seule activité du site.

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8 avril 2008

[Miko] - Fin du conflit

Les syndicats et la direction de l’usine Miko du groupe Unilever, ont signé un accord et mis fin au conflit social qui “limite la casse”.

“Les trois syndicats, le CE et la direction ont signé le protocole d’accord. C’est une journée très importante pour l’histoire de l’usine. C’est un plan significatif, un projet important”, a déclaré Prakash Patel, directeur de Miko.

“Ce qu’on a obtenu aujourd’hui est sans commune mesure avec ce qu’il y avait au départ. On ne peut pas dire que la victoire est totale, car il y aura quand même des licenciements. Mais on a limité la casse à un haut niveau”, s’est félicité Hervé Mazelin, représentant syndical CGT.

“C’est un succès sur toute la ligne. On a sauvé plein d’emplois. Et on a surtout démontré qu’on était capable de faire plier une multinationale”, a commenté Me Ralph Blindauer, avocat du comité d’entreprise (CE) de Cogesal-Miko.

“Cogesal-Miko était le premier plan de restructuration d’Unilever au niveau européen Ils se sont ramassés en beauté”, a-t-il estimé, ajoutant qu’il se désisterait mercredi “dans les deux procédures” intentées au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) par le CE contre Cogesal-Miko.

Ce seront tout de même 180 personnes qui seront licenciées (au lieu des 254 suppressions de postes sur un total de 493 annoncées le 13 novembre par la direction)

Trente postes étant finalement maintenus

Quarante quatre autres transformés en temps partiel.

Vingt personnes bénéficieront d’une mesure de départ volontaire, financièrement avantageuse, à laquelle quarante autres sont candidates.

Dix personnes ont accepté une mutation dans le groupe (sur 35 postes offerts).

Enfin une entreprise de logistique reprendra également une partie du site Miko, et embauchera 60 Mikos.

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2 avril 2008

[Miko] - Toujours pas d’accord

Des avancées mais toujours pas d’accord, après les réunions de mardi.

Aujourd’hui avaient lieu, trois réunions entre syndicats et salariés pour décider si l’accord était possible, ce qui permettrait de limiter à une cinquantaine de licenciements.

La porte parole d’Unilever a déclaré que “Les discussions se poursuivent pour que Miko vive à Saint-Dizier”.

Aujourd’hui, certains salariés se sont remis en grève pour réclamer plus d’indemnité, sans que la production n’en soit affectée.

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29 mars 2008

[Miko] - Vers la fin du conflit ?

Ce samedi, la direction et les salariés de l’usine Miko de Saint-Dizier ont annoncé être presque à un accord.

Cela fait trois mois que les deux parties s’opposent, suite à la décision d’Unilever de supprimer 250 emplois dans l’usine.

Bruno Thys, du syndicat FO a déclaré que les avancées faites par la direction limiteront les licenciements à une cinquantaine.

L’accord pourrait être finalisé, mardi, au siège d’Unilever.

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25 mars 2008

[Miko] - Le tribunal se prononce…

Le tribunal de Nanterre, saisi par le comité d’entreprise de l’usine Miko de Saint-Dizier pour faire invalider le plan social, a reporté mardi son audience au 9 avril afin que le CE et la direction négocient davantage, ont indiqué les avocats des deux parties.

La chambre des référés civils du tribunal de Nanterre (TGI) a par ailleurs “fortement invité” la direction à payer les salaires de non-grévistes du 12 au 29 février, a indiqué Me Ralph Blindauer, l’avocat du CE, qui représente également les syndicats CGT et FO.

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25 mars 2008

[Miko] - Unilever assigné par le comité d’entreprise

C’est aujourd’hui, mardi 25 mars à 17 heures que le TGI de Nanterre se penchera sur le dossier Miko.

Assigné par le comité d’entreprise, pour faire invalider le plan social annoncé, qui considère que “Le processus de négociation n’a pas été correctement mené. La première réunion a été bâclée. Le CE n’a pas été correctement consulté selon les normes de la législation française”, a expliqué Me Ralph Blindauer, l’avocat du CE.

Le CE réclame également une interdiction de “mettre en œuvre quelque mesure que ce soit de réorganisation industrielle de ce plan, sous astreinte de un million d’euros par infraction constatée”.

Enfin, il dénonce l’insuffisance des mesures de reclassement internes, intra groupes, et des mesures de revitalisation du bassin.

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19 mars 2008

[Miko] - Fin de la grève

Cela faisait plusieurs jours que l’information circulait. C’est finalement depuis lundi que les Miko ont repris le travail.

Depuis le 09 janvier dernier, l’usine était à l’arrêt.

«Il faut nettoyer les machines, les redémarrer. Il y a des problèmes techniques. Cela ne se fait pas en trois minutes» a indiqué Hervé Mazelin, responsable CGT Cogesal-Miko.

Il faudra une bonne semaine pour atteindre les 100% de production.

Pourquoi reprendre ?

Pour mettre fin aux non versements des salaires, et permettre de remettre direction et salariés autour d’une table pour négocier.

Cependant, on ne peut pas imaginer qu’Unilever revienne en arrière sur le plan social. Il s’agit maintenant de limiter ce plan et d’avoir des conditions sur la pérénité de l’usine.

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14 mars 2008

[Miko] - L’entreprise assignée au tribunal

Le comité d’entreprise de l’usine de Saint-Dizier, Cogesal-Miko (groupe Unilever), dont le siège social est à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), assigne l’entreprise au TGI de Nanterre le 25 mars pour faire invalider le plan social annoncé, a indiqué son avocat vendredi.

“Le processus de négociation n’a pas été correctement mené. La première réunion (relative aux mesures d’accompagnement du plan social, ndlr) a été bâclée. Le CE n’a pas été correctement consulté, selon les normes de la législation française”, a expliqué Me Ralph Blindauer, l’avocat du CE.

Dans l’assignation, dont l’AFP s’est procuré une copie, le CE demande que soit “annulé” le plan social et qu’”interdiction” soit faite à Cogesal-Miko de “mettre en œuvre quelque mesure que ce soit de réorganisation industrielle” de ce plan, “sous astreinte de un million d’euros par infraction constatée”.

Le comité d’entreprise invoque également la “nullité” du projet par “insuffisance des mesures de reclassement internes, intra groupes, et des mesures de revitalisation du bassin”.

Un second référé, également à l’initiative du CE, sera jugé le même jour à la chambre civile du TGI de Nanterre, cette fois pour casser la décision de l’employeur de ne pas payer les salaires de non-grévistes du 12 au 29 février, quand quelques salariés bloquaient la chaîne de production.

“Il s’agit manifestement d’une mesure anti-grève qui s’analyse comme une mesure d’intimidation visant à briser le moral entre les grévistes et les non-grévistes”, observe le document. Une troisième assignation “sur le fond” de Cogesal-Miko devrait être traitée courant avril à Nanterre, selon Me Blindauer.

Des salariés de Miko bloquent le site de Saint-Dizier depuis le 9 janvier pour protester contre la suppression d’environ 250 emplois sur un total de 493 d’ici juillet 2008.

Source France 3

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11 mars 2008

[Miko] - Les Miko au parlement européens

Des représentants des salariés de l’usine Cogesal-Miko (Unilver) de Saint-Dizier (Haute-Marne) ont dénoncé mardi auprès de parlementaires européens le refus des “vrais décideurs” d’Unilever de négocier avec eux et alerté les élus à propos de la stratégie européenne du groupe.

“Nous aimerions pouvoir discuter avec de vrais décideurs. Aujourd’hui, les seuls décideurs de ce projet sont au niveau européen”, a déploré Hervé Mazelin, délégué CGT de l’usine en restructuration, lors d’un point presse avec le chef du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) Francis Wurtz. “Actuellement les salariés discutent avec un +cost-killer+ dont le mandat est très clair” alors que le centre de décision du groupe “échappe à la législation sociale française”, a estimé de son côté l’avocat des salariés, Me Ralph Blindauer.

Francis Wurtz a plaidé pour un renforcement de la législation européenne à propos des comités d’entreprises européens qui devrait permettre aux salariés d’avoir accès aux informations stratégiques du groupe.

Pour Sophie Jayet, porte-parole d’Unilever France, “il n’existe aucune alternative crédible” au projet de “spécialisation et d’investissement” de la direction. “La priorité est que le travail reprenne à l’usine car après plus de deux mois de grève, la situation de l’usine est critique”, a indiqué la porte-parole dans un communiqué.

En matinée, une centaine de salariés s’étaient réunis devant le siège du Parlement européen alors que des délégués CGT et FO étaient reçus par des eurodéputés français mais aussi espagnols et portugais de la GUE et du PSE. Avec le renfort d’une vingtaine de salariés de l’usine Knorr (Unilever) qui produit des soupes à Duppigheim (Bas-Rhin), les “Miko” ont ensuite manifesté sans incident dans le centre ville.

Source France3

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